Une bonne colle ne suffit pas à faire un bon collage. La préparation des surfaces, le temps ouvert, la quantité de colle, la pression exercée et la durée du serrage jouent tous un rôle dans la qualité finale de l’assemblage.
C’est précisément ce qui rend Titebond et Piher intéressants à présenter ensemble. L’un travaille sur la formulation des colles depuis près d’un siècle. L’autre conçoit et fabrique des outils de serrage depuis plus de soixante ans.
Deux savoir-faire différents, mais qui se rencontrent à chaque collage.
Titebond, une histoire qui commence en 1935
Titebond est une marque de Franklin International, entreprise américaine née en 1935 sous le nom de Franklin Glue Company.
Son premier produit marquant est une colle de peau liquide prête à l’emploi, destinée notamment à la fabrication de meubles. À l’époque, les colles animales traditionnelles devaient être chauffées et préparées avant utilisation. La possibilité de travailler avec une colle directement utilisable à température ambiante représentait donc une vraie simplification à l’atelier.
En 1951, Franklin développe une colle à base de résine aliphatique en phase aqueuse. C’est à partir de cette innovation que naît la marque Titebond, qui s’impose progressivement auprès des fabricants de meubles et des professionnels du bois.
Cette histoire explique assez bien le positionnement de la marque aujourd’hui. Titebond ne propose pas une colle universelle censée tout faire. La gamme distingue les usages, les contraintes et les niveaux de résistance recherchés.
Titebond Original, II ou III : pourquoi plusieurs colles à bois ?
Les trois références les plus connues répondent à des besoins différents.
La Titebond Original est destinée aux assemblages bois classiques en intérieur. Elle reste une référence simple pour de nombreux travaux de menuiserie et d’ébénisterie.
La Titebond II Premium apporte une meilleure résistance à l’humidité. Elle répond à la spécification ANSI/HPVA Type II de résistance à l’eau et convient bien aux projets susceptibles d’être exposés ponctuellement à l’humidité.
La Titebond III Ultimate va encore plus loin. Introduite en 2004, elle a été développée pour satisfaire la spécification plus exigeante ANSI/HPVA Type I de résistance à l’eau. Elle convient aux projets intérieurs comme extérieurs et offre également un temps ouvert plus long que les principales colles de la gamme.
Autre caractéristique intéressante, la Titebond III répond aux exigences de la FDA américaine pour le contact alimentaire indirect. Elle peut notamment être utilisée pour certains objets destinés à la cuisine, comme les planches à découper, sous réserve du respect des conditions d’utilisation prévues par le fabricant.
Il existe aussi des formulations plus spécifiques. Titebond propose notamment des colles à prise rapide, des colles pour placage, des colles de peau, des formulations translucides ou encore des produits destinés à certains ateliers professionnels.
L’intérêt de la gamme est donc moins de chercher la colle la plus puissante que de choisir une formulation cohérente avec le travail à réaliser.
Le collage commence avant la colle
La qualité de l’adhésif ne compense pas une préparation insuffisante.
Les deux surfaces doivent être correctement ajustées, mais également propres et exemptes de graisse, d’huile ou de produits de glisse qui auraient pu être utilisés sur les machines.
Il faut aussi éviter une surface excessivement lisse. Lorsqu’un ponçage est nécessaire, un grain autour de 80 est généralement largement suffisant pour préparer un collage.
Un assemblage présentant un jeu important ne devient pas automatiquement solide parce que l’on ajoute davantage de colle.
Il faut ensuite appliquer suffisamment de produit pour obtenir un film continu et régulier, sans pour autant noyer l’assemblage.
Enfin, il faut tenir compte du temps de travail disponible. Plus un collage comporte de pièces, plus le montage et la préparation des serre-joints doivent être anticipés.
C’est à ce moment que le second spécialiste entre en jeu.
Piher, spécialiste espagnol du serrage depuis 1957
Piher est une entreprise familiale espagnole fondée en 1957.
Depuis l’origine, son activité est centrée sur la conception et la fabrication d’outils de serrage destinés notamment à un usage professionnel. L’entreprise indique que 80 % des outils qu’elle commercialise sont conçus et fabriqués dans son usine en Espagne.
Piher met aussi en avant des certifications ISO 9001 et ISO 14001 ainsi qu’un contrôle qualité poussé. Selon l’entreprise, le taux de réclamation pour défaut est d’environ 65 outils pour 100 000 articles vendus.
Ce sont des éléments intéressants parce qu’un serre-joint est un outil assez simple en apparence, mais très sollicité mécaniquement.
La rigidité du rail, la qualité des mors, la précision du mécanisme et la capacité à maintenir une pression régulière deviennent très importantes dès que l’on travaille sur des assemblages plus grands.
Piher, un excellent rapport qualité prix
C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous souhaitons mieux faire connaître Piher chez Gaignard Millon.
La marque propose des outils conçus pour des usages exigeants, destinés notamment aux professionnels, tout en conservant des tarifs qui permettent d’équiper sérieusement un atelier sans faire grimper inutilement le budget.
C’est particulièrement important pour le serrage. Contrairement à beaucoup d’outils que l’on achète à l’unité, un atelier a rapidement besoin de plusieurs serre-joints, dans différentes longueurs et avec différents niveaux de puissance.
Le rapport entre robustesse, efficacité et prix devient alors un véritable critère de choix.
C’est précisément ce positionnement qui nous intéresse : proposer un matériel de serrage fiable, durable et cohérent en prix, aussi bien pour l’amateur exigeant que pour l’atelier professionnel.
Serrage fort ne signifie pas serrage excessif
L’une des erreurs classiques lors d’un collage consiste à penser qu’il faut serrer le plus fort possible.
C’est non seulement inutile dans beaucoup de situations, mais cela peut devenir contre-productif.
Le rôle du serre-joint est de maintenir correctement les pièces en contact pendant la prise de la colle et d’exercer une pression suffisamment régulière sur l’assemblage.
Un serrage excessif peut déformer les pièces, déplacer l’assemblage et surtout chasser une trop grande quantité de colle hors du joint. Si le film de colle devient trop fin, il ne remplit plus correctement son rôle.
La qualité du serrage dépend donc davantage de la bonne répartition de la pression que de la force maximale que l’on est capable d’appliquer.
Pour un panneau, plusieurs serre-joints bien répartis sont généralement plus efficaces qu’une pression très importante concentrée en quelques endroits.
Pourquoi existe-t-il autant de formes de serre-joints ?
Comme pour les colles, la réponse dépend du travail réalisé.
Un petit serre-joint rapide est utile pour immobiliser une pièce ou réaliser un montage léger.
Un modèle plus puissant sera mieux adapté à l’assemblage de meubles ou de panneaux.
Les serre-joints parallèles sont particulièrement intéressants pour certains collages où l’on cherche à maintenir deux surfaces bien alignées.
Piher développe aussi ses propres systèmes techniques, comme son système Maxipress ou ses serre-joints parallèles à âme acier.
Là encore, il n’existe pas un modèle idéal pour toutes les situations.
Le choix dépend de la longueur nécessaire, de l’accès à la pièce, de la pression recherchée et surtout de la manière dont cette pression doit être répartie.
Colle et serrage doivent être pensés ensemble
Un collage réussi repose sur une succession d’étapes assez simples.
Les pièces doivent d’abord être correctement préparées et ajustées.
La colle doit ensuite être choisie selon le matériau, l’usage et les conditions auxquelles l’assemblage sera exposé.
Il faut enfin prévoir le serrage avant même d’appliquer la colle.
Combien de serre-joints seront nécessaires ?
Où seront-ils placés ?
Le montage peut-il être réalisé dans le temps ouvert de la colle ?
Les pièces risquent-elles de glisser lorsque la pression sera appliquée ?
Faire un montage à blanc avant le collage est souvent l’une des meilleures précautions à prendre.
Cela permet de vérifier l’ajustement, de préparer les serre-joints et de comprendre dans quel ordre les différentes pièces devront être assemblées.
Lorsque la colle est appliquée, il ne reste alors plus qu’à reproduire un montage déjà maîtrisé.
Deux marques complémentaires à découvrir
Chez Gaignard Millon, nous parlons souvent des outils de coupe, des rabots, des scies ou de l’affûtage. Le collage et le serrage sont pourtant tout aussi déterminants dans la réussite d’un projet.
Titebond apporte près d’un siècle d’expérience dans la formulation des adhésifs, avec des colles conçues pour répondre à des usages différents.
Piher intervient à l’étape suivante, avec des solutions de serrage robustes et un rapport qualité prix particulièrement intéressant pour constituer ou compléter son équipement d’atelier.
Une bonne colle et de bons serre-joints ne corrigent pas un assemblage mal préparé. Mais utilisés correctement, ils permettent de transformer un montage bien ajusté en un assemblage fiable et durable.
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